Stratégies

L’interview d’Alain Resplandy-Bernard : l’Etat est-il dans les temps pour le décret tertiaire ?

Par Alexandre Foatelli | le | Immobilier

En marge des trophées Worknight, Républik Workplace a interrogé plusieurs des jurés réunis pour l’occasion. Pour le quatrième épisode de cette série d’interviews, nous recevons Alain Resplandy-Bernard, directeur immobilier de l’Etat. Celui-ci évoque l’avenir du parc de bureaux conséquents qu’il a la charge de gérer.

« Le directeur immobilier de l’Etat va faire comme tous ses homologues : adapter son parc aux nouvelles organisations du travail ». Un objectif simple et clair énoncé par le directeur général de la Direction immobilière de l’Etat (DIE), Alain Resplandy-Bernard, mais qui prend tout de même une ampleur particulière pour une institution gérant 97 millions de mètres carrés. Dans le cadre de ce travail d’adaptation, la DIE fait face entre autres à l’enjeu « d’une meilleure insertion dans la ville » puisque « le développement durable est un axe majeur dans la stratégie immobilière de l’Etat » qui nécessite donc de bien intégrer les actifs tertiaires dans les villes et leurs réseaux de transport.

Autre étape du chantier du développement durable, le décret tertiaire représente un défi immense pour le plus gros propriétaire d’Europe. La mise en place du décret a entraîné la réalisation de 4 000 projets de rénovation thermique. « Ces projets permettront de faire un bilan des gestes les plus efficaces pour atteindre les performances du décret tertiaire, que l’on va partager avec l’ensemble du secteur immobilier », avance Alain Resplandy-Bernard.

Pour réussir l’ensemble des défis de transformation d’un parc hétéroclite, où chaque typologie impose des contraintes spécifiques (monuments historiques, ERP, sécurité, représentation de l’Etat), le besoin de solutions innovantes est très prégnant. « On n’inventera pas nous-mêmes ces solutions, mais avec tout un écosystème d’entreprises. Tous ceux qui ont des idées pour nous aider à relever ces défis sont les bienvenus ! », exhorte Alain Resplandy-Bernard.

 

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