Aménagement

Bluedigo, le mobilier au service de l’environnement et des travailleurs

Par Alexandre Foatelli | le | Mobilier & équipements

Bluedigo, startup créée en 2019, se présente comme un aménageur responsable avec l’ambition de rendre l’immobilier de bureau circulaire, au service de la stratégie RSE des entreprises. Pour y parvenir, l’entreprise fondée par Maxime Baffert s’appuie à la fois sur du mobilier de bureau reconditionné et sur du neuf éco-conçu. Avec son Pass Remote, la jeune pousse répond également au besoin d’équipement des télétravailleurs, au service de leur santé et de l’attractivité de leurs employeurs.

Bluedigo affirme l’ambition de rendre l’immobilier de l’immobilier de bureau circulaire. - © D.R.
Bluedigo affirme l’ambition de rendre l’immobilier de l’immobilier de bureau circulaire. - © D.R.

Dans le petit monde grandissant du mobilier responsable, Bluedigo fait partie des étoiles montantes. En guise d’indicateurs de son dynamisme : un chiffre d’affaires multiplié par quatre entre 2020 et 2021 et une récente levée de fonds d’un million d’euros pour accélérer son expansion, qui a déjà touché 1 200 entreprises de toutes tailles (startups, grands groupes, institutions publiques, espaces de coworking). Surfant sur l’engouement nécessaire des firmes pour des stratégies estampillées RSE, Bluedigo décuple ses projets, à l’instar de celui mené pour le compte d’Orange Bank.

Le meilleur des deux mondes

La filiale bancaire du géant des télécoms a fait appel à la jeune pousse pour l’aménagement d’une partie de son siège, environ 650 m², avec une forte orientation pour le mobilier reconditionné. Une volonté de départ qui a plu à Maxime Baffert, fondateur de Bluedigo, qui y a vu une nouvelle opportunité d'évangéliser en faveur de l’aménagement circulaire. « Nous avons la conviction que le mobilier reconditionné vaut le neuf, et ne correspond pas à la caricature de meubles vieillots et dépareillés, proclame Maxime Baffert. En outre, notre approche n’est pas d’opposer le neuf et le reconditionné : nos projets mélangent des éléments de seconde main et du mobilier neuf éco-conçu, made in France et affichant des normes et des standards environnementaux élevés. »

Dans le projet Orange Bank, Bluedigo a ainsi réutilisé des benchs déjà présents et des tables basses reconditionnées, associés à des éléments neufs tels que des lampes design et des ballons ergonomiques Bloon aux couleurs d’Orange. En réutilisant aussi des chaises arborant un tissu orange, l’aménageur est parvenu à perpétuer l’image de la marque malgré le réemploi.

Afin de réussir ce tour de force de ne pas sacrifier l’harmonie visuelle sur l’autel de la seconde main, Bluedigo a sa méthode. « Nous travaillons en partenariat avec des grandes entreprises pour que, lorsqu’elles déménagent, nous récupérions des séries entières pour éviter l'écueil du côté dépareillé de l’occasion », expose Maxime Baffert. La startup a ainsi pu récupérer 500 postes lors du déménagement de Worldline pour s’installer dans la tour Voltaire. « Nous effectuons une à deux opérations de récupération par semaine, en ciblant plutôt du mobilier de marques telles que Vitra, Steelcase, Kinnarps, BD », précise Maxime Baffert. Le recours au mobilier reconditionné permet à Bluedigo de proposer ces pièces à ses clients à des coûts inférieurs de 50 % au prix catalogue.

Aménager hors des frontières du bureau

Comme bon nombre d’entreprises lancées peu avant la pandémie, Bluedigo a dû adapter son offre aux évolutions des environnements de travail, au premier rang desquelles figure le home office. « Rapidement, on a vu émerger le besoin d'équipement des salariés et la volonté des entreprises de les aider à le faire », relate Maxime Baffert. Ce dernier rappelle l’enjeu du sujet : une étude de Santé publique France en 2020 avait alerté sur l’explosion du nombre de lombalgies dû à un mobilier inadapté. « Dans ce contexte, la politique de soutien au télétravail, en termes de jours autorisés comme d’aide à l'équipement, devient un élément d’attractivité pour les entreprises », souligne Maxime Baffert.

Face à ce constat, Bluedigo a développé une solution dédiée, baptisée le Pass Remote. Celle-ci se compose d’un catalogue de 200 références orientées télétravail, comprenant du mobilier, de l’informatique et des accessoires, accessible via une plateforme e-commerce. « Les salariés disposent d’une allocation déterminée par l’employeur pour s'équiper, à laquelle ils peuvent ajouter leurs deniers personnels à leur convenance. Ensuite, nous facturons à l’entreprise l’ensemble des crédits consommés, tout en assurant le SAV et la livraison », détaille Maxime Baffert.

Le Pass Remote a déjà séduit plusieurs grands comptes, à l’instar d’Accenture France, de ManoMano, Aon France ou encore Maincare. Bluedigo espère développer cette offre jusqu'à une part significative du chiffre d’affaires, convaincue que le home office restera dans le paysage de l’environnement de travail de façon pérenne.

Impact mesuré

Pour appréhender l’ampleur de son action, Bluedigo a sollicité le cabinet Goodwill Management afin de développer une méthodologie de mesure d’impact. Grâce à cela, Bluedigo remet à ses clients, pour chaque projet, un certificat d’impact positif évaluant la part de matière premières non extraites et l'équivalent CO2 évité grâce au recours au mobilier reconditionné.

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