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Mêlant coliving et coworking, Urban Campus mise sur l’évolution des modes de travail

Par Alexandre Foatelli | le | Modes de travail

Et si l'évolution des modes de travail entraînait le développement d’offres de logement alternatives ? C’est en tout cas une tendance sur laquelle table Urban Campus, opérateur de coliving clé-en-main, au moment de faire son entrée sur le territoire français. Maxime Armand, cofondateur et COO de l’entreprise, expose comment il espère tirer son épingle du jeu.

Dans chacun de ses immeubles, Urban Campus propose des espaces de travail en coworking. - © D.R.
Dans chacun de ses immeubles, Urban Campus propose des espaces de travail en coworking. - © D.R.

À l'ère du travail hybride et du télétravail quelques fois longue distance, la question du logement des salariés se retrouvent au centre des attentions. Si le sujet de la concordance entre les lieux d’habitation et les centres d’affaires ne se règlera pas d’un coup de baguette magique, des concepts de logements alternatifs pourraient connaître un certain développement en répondant à des besoins particuliers. Parmi eux, l’opérateur de coliving Urban Campus s’adresse aux jeunes actifs en quête de praticité et d’esprit communautaire.

« Urban Campus gère des immeubles entiers proposant des logements tout équipés et meublés, de la chambre individuelle au studio. En parallèle, les locataires ont accès à des espaces communs partagés, animés par nous ou les usagers eux-mêmes : espaces de travail, salles de sport, terrasses, salles de projection, etc. », présente Maxime Armand, cofondateur et COO de l’opérateur de coliving.

Aujourd’hui, Urban Campus est présent en Espagne avec cinq immeubles à Madrid, chacun comportant entre 40 et 150 logements. Tout début 2023, la société va ouvrir son premier site à Lille, auquel s’ajoutent d’autres projets encore en construction dans la métropole lilloise, mais aussi en Ile-de-France et à Marseille.

Du coliving pour les jeunes actifs

Avec son offre mêlant logement et services annexes, Urban Campus cible principalement les jeunes actifs : « notre clientèle est âgée en moyenne de 32 ans, et se compose de célibataires ou de couples sans enfant », précise le cofondateur. Ce dernier ajoute qu’Urban Campus développe aussi des offres à destination des familles, du T1 au T4, toujours intégrant des espaces communs, dont des espaces de travail.

Pour les clients-résidents, la formule revêt un aspect pratique : avec un seul loyer chargé, ils bénéficient à la fois de leur logement et d’un ensemble de services. D’autant que l’offre Urban Campus revient moins cher au montant d’un loyer classique en y ajoutant l’abonnement à un centre de coworking et à une salle de sport. Maxime Armand met également en avant l’aspect communautaire comme un des facteurs, pas tant d’attractivité, mais de fidélisation.

« En habitant dans un de nos immeubles, un résident peut facilement se faire un réseau, personnel ou professionnel. C’est ce que nos clients mettent en avant dans les retours qu’ils nous font. Cette émulation donne parfois naissance à des projets professionnels, puisque certaines entreprises se sont lancées à la suite de rencontres dans nos immeubles », se réjouit Maxime Armand.

Cet aspect communautaire répond à une limite du télétravail : la solitude. « Un travailleur hybride peut accéder dans son immeuble à un espace de coworking, où il sera entouré de ses voisins qui seront dans la même situation que lui. Pendant la crise sanitaire, nous avons observé une vraie appétence pour l’usage de nos espaces de travail au détriment de la partie logement, moins adaptée à cet usage », explique Maxime Armand.

L’ambition d’Urban Campus n’est pas de verser dans l’hôtellerie, puisqu’en moyenne, ses résidents restent entre un an et 18 mois. Cependant, l’opérateur accueille déjà ponctuellement des travailleurs en déplacement international, pour lesquels leurs entreprises financent l’hébergement. Une vingtaine d’entreprises louent des logements auprès d’Urban Campus et les incluent dans le package de recrutement pour des expatriés. « Nous pourrions envisager des modes de fonctionnement où des salariés résidents en Régions et travaillant en Ile-de-France seraient hébergés dans nos immeubles pendant leur semaine de travail », suggère Maxime Armand.

Dans un marché du travail globalisé, mondialisé, Urban Campus comptera parmi les vecteurs d’attractivité supplémentaires pour les entreprises désireuses d’attirer les talents, en mettant à leur disposition un service adapté aux nouveaux besoins.

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